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L'eucharistie
Publié le 22/01/2026

N° 22 - 2 août 2024
L’EUCHARISTIE
Chère Philothée,
Que le Seigneur vous donne la paix !
En 1921, devant les progrès envahissants des modes indécentes, le Pape Benoît XV sonne l’alarme, pour essayer de réveiller la conscience chrétienne des femmes et des jeunes filles. Il souligne que « la plupart d’entre elles auraient autrefois rougi de ces toilettes comme d’une faute grave contre la modestie, mais qu’à présent, non contentes de les exhiber sur la voie publique, elles ne craignent pas de franchir ainsi le seuil des églises, ni d’assister au Saint-Sacrifice de la Messe, ni même d’aller porter l’aliment séducteur des passions honteuses jusqu’à la Table Sainte, où l’on reçoit le céleste Auteur de la pureté ». Il déplore cet aveuglement et en trouve la cause dans ce désir de plaire qui hante toute femme et qui, s’il n’est réglé et corrigé par la droite raison et la grâce de Dieu, l’entraîne aux pires excès.
Quelques années plus tard le Pape Pie XI exprime aussi sa douleur en constatant qu’ « un grand nombre de personnes sincèrement catholiques, et même pieuses », se laissent entraîner par ce vent de folie. Le Père Matéo Crawley se fait alors l’écho de cette plainte pontificale et, revenant dans ces prédications sur la responsabilité de celles qui adoptent des tenues inconvenantes, il précise : « Je ne parle pas ici de ces femmes mondaines par éducation, sans base chrétienne aucune, ou presque aucune. Je m’adresse à celles que vise l’anathème du Pape, aux familles traditionnellement chrétiennes et pieuses, emportées comme les autres dans cette avalanche de boue et de paganisme. Oui, il en est qui communient souvent et qui sont un scandale par leur tenue si peu, oh ! si peu modeste… » Pourtant, ne nous imaginons pas qu’il soit possible d’être vraiment pieux et de faire des communions qui plaisent à Notre-Seigneur si nous n’avons pas à cœur de pratiquer la modestie chrétienne : « Quelle contradiction choquante, scandaleuse, poursuit le Père Matéo, le fait de voir une chrétienne qui porte, sur un décolleté absolument incorrect, une médaille de la Vierge Immaculée, ou un petit Crucifix en or, lequel alors représente vraiment Jésus sur son calvaire moderne ! » (Dans « Jésus, Roi d’amour »). Plus récemment, le Père Calmel, que nous avons abondamment cité dans le dernier numéro, écrit ces lignes, où perce aussi sa juste exaspération : « Quand on voit dans quelle tenue indécente certaines chrétiennes se permettent d’assister à la messe dite de Saint Pie V et de venir s’agenouiller à la Sainte Table ; quand on sait leur terrifiante force d’inertie pour maintenir, malgré les remarques, les conseils et les exhortations, leur mondanité […], il est impossible de ne pas se demander si ces chrétiennes, manifestement attachées à des péchés véniels de propos délibéré [dans l’hypothèse où ils ne sont pas mortels, ce qui peut tout-à-fait arriver quand le scandale est grave], ont jamais réfléchi sur la signification pour elles du « non ponere obicem » [ne pas mettre d’obstacle à la grâce qu’apportent les sacrements]. Il est probable qu’elles estiment avoir fait assez du moment qu’elles défendent la bonne messe… » (Itinéraire 178, décembre 1973).
Retenez donc, Philothée, que la piété véritable va toujours de pair avec la parfaite modestie chrétienne, et que sans celle-ci, vos communions ne sauraient plaire à Jésus ni porter du fruit. Ne soyez pas étonnée, par conséquent, lorsque le prêtre rappelle parfois à l’ordre en ce domaine : c’est parce qu’il veut vous voir à tout prix éviter le scandale et profiter pleinement de la grâce des sacrements. En agissant ainsi, il ne fait qu’accomplir son devoir par amour de Dieu et des âmes, et en conformité avec les prescriptions du Saint-Siège. Le Père Calmel raconte, dans une lettre du 3 septembre 1967 : « A la messe de ce matin, au moment de la communion, j’ai dit à une jeune fille qui venait les bras complétement nus, de se faire prêter un voile… Elle a boudé et est partie. » Je vous le demande, Philothée, en cette occasion, qui a fait son devoir ? Qui s’est montré fidèle à Notre-Seigneur ?...
Alors, encore une fois, si vous voulez plaire à votre Hôte divin dans votre intérieur, tâchez de lui plaire aussi dans votre extérieur, car la piété suppose toujours la modestie, et la perfection de la première ne va pas sans la perfection de la seconde…comme vous pouvez le voir en Notre-Dame, qui est votre plus beau modèle.
Avec ma bénédiction. « Je veux voir Marie ! » Fra Modestino
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NB : Le but de cette feuille n’est pas de rappeler le minimum de décence que l’Église exige de ses filles (jupe recouvrant les genoux et voile dans les lieux de culte), mais bien plutôt d’engager toutes les chrétiennes de bonne volonté (Philothée) à pratiquer et à promouvoir, avec constance et de tout leur pouvoir, une parfaite modestie, seule capable de mettre en échec les forces de corruption du monde moderne et de ramener partout un authentique esprit chrétien… (Concrètement : jupe au moins à mi-mollet, ni fendue, ni transparente).
Une vraie et profonde vie intérieure (oraison, chapelet, lecture spirituelle, etc…), par laquelle l’âme s’unit plus étroitement à Notre-Seigneur, rend la pratique de cette parfaite modestie comme naturelle : tout devient facile quand on aime !
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Fra Modestino
Couvent Saint François / 78, Passage de la Morcille / 69910 Villié-Morgon (France)
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