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Le pantalon
Publié le 06/02/2026

N° 24 - 8 décembre 2024
LE PANTALON
Chère Philothée,
Que le Seigneur vous donne la paix !
« Une femme ne portera pas d’habit d’homme et un homme ne mettra pas un vêtement de femme ; car quiconque fait cela est en abomination devant Dieu » (Deut. 23,5).
Cette parole de l’Ecriture nous laisse entendre que le Créateur tient particulièrement à ce que l’on respecte son œuvre. En effet, s’il nous a créés homme et femme, ce n’est pas pour rien, et c’est aller à l’encontre de son plan que de transformer l’homme en femme et la femme en homme. Au contraire, plus l’homme développe vertueusement sa virilité, avec toutes les qualités qui lui sont propres, et plus la femme cultive sa féminité, qui ne possède pas moins de merveilleuses qualités, plus aussi ils se perfectionnent, se complètent mutuellement et glorifient Dieu.
Un des moyens de favoriser l’harmonieuse diversité et la belle complémentarité de l’homme et de la femme, que le monde moderne issu de la Révolution voudrait détruire de fond en comble, c’est d’assigner à chacun un vêtement qui lui soit propre et qui permette de le distinguer facilement. La parole de Dieu elle-même le souligne, puisqu’elle parle explicitement de « vêtement d’homme » et de « vêtement de femme », ainsi que de l’interdiction d’échanger l’un avec l’autre, pour quiconque veut se conformer à la volonté divine. Voilà donc la première raison pour laquelle il ne convient pas que la femme porte le pantalon : le respect du plan divin et sa propre perfection personnelle et sociale. La jupe est à la fois le signe et la garantie de sa féminité.
Vous l’aurez d’ailleurs remarqué (à moins d’être aveugle), lorsqu’une femme porte le pantalon (par faiblesse, le plus souvent, pour se conformer aux autres), elle perd beaucoup de sa féminité. Il y a comme un impact psychologique qui lui fait adopter des attitudes de garçon, ce qui la déforme considérablement et même, disons-le, la dégrade profondément. Elle a par exemple la fâcheuse tendance à perdre sa retenue, sa délicatesse, sa sensibilité féminines, et elle se montre en revanche relâchée, négligée et vulgaire. Bref ! Elle y perd beaucoup et elle n’y gagne rien. Pourtant, mieux vaut être une femme épanouie qu’un garçon manqué. C’est du bon sens ; mais celui-ci est tellement rare de nos jours, qu’il n’est pas inutile de rappeler ces choses. Si l’on rejette d’ailleurs la théorie du « genre » comme une abomination, il convient d’éviter scrupuleusement tout ce qui y mène, même lentement…
Enfin, Philothée, le pantalon a aussi un inconvénient : il ne voile pas autant les formes que la jupe (pourvu bien sûr que celle-ci soit relativement longue, sans transparence ni fente). Même les pantalons larges ne laissent pas d’être étroits au niveau du bassin, ce qui n’est pas très édifiant. Or, si vous-même êtes parfois choquée (à juste titre) et peut-être émue lorsque vous voyez un homme ou un garçon dans une tenue moulante, sachez que la concupiscence − le Bon Dieu l’a permis ainsi − se réveille beaucoup plus vite et beaucoup plus fortement chez eux que chez vous, et qu’ils sont beaucoup plus facilement sujets, par conséquent, à de mauvaises pensées ou à de mauvais désirs. Quelle bonne chrétienne, consciente de cela, ne voudrait à tout prix éviter d’être une occasion de péché ? Comment pourrait-elle hésiter à jeter le pantalon aux orties pour lui préférer une jupe bien choisie, qui, tout en préservant sa féminité, préservera aussi la chasteté d’autrui ?
Concluons donc en rappelant ce que dit l’Eglise enseignante à ce sujet : « Le port du pantalon sous le moindre prétexte [on en trouve si facilement ! ], ou, ce qui est pire, dans le but de s’exhiber en public, n’est pas digne d’une vraie chrétienne » (Evêques du Canada, en 1946). Imaginerait-on la Très Sainte Vierge en pantalon, même si elle avait vécu à notre époque ? Je ne pense pas… Alors, pour vous, Philothée, soyez bien certaine que rien ne met plus en valeur la beauté et la noblesse féminines, et que rien ne répand mieux le parfum de la pureté dans la société que la parfaite modestie chrétienne. Gardez-la fidèlement pour l’amour de Jésus-Christ, et vous ne le regretterez ni pour le temps ni pour l’éternité !
Avec ma bénédiction. « Je veux voir Marie ! » Fra Modestino
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NB : Le but de cette feuille n’est pas de rappeler le minimum de décence que l’Église exige de ses filles (jupe recouvrant les genoux et voile dans les lieux de culte), mais bien plutôt d’engager toutes les chrétiennes de bonne volonté (Philothée) à pratiquer et à promouvoir, avec constance et de tout leur pouvoir, une parfaite modestie, seule capable de mettre en échec les forces de corruption du monde moderne et de ramener partout un authentique esprit chrétien… (Concrètement : jupe au moins à mi-mollet, ni fendue, ni transparente).
Une vraie et profonde vie intérieure (oraison, chapelet, lecture spirituelle, etc…), par laquelle l’âme s’unit plus étroitement à Notre-Seigneur, rend la pratique de cette parfaite modestie comme naturelle : tout devient facile quand on aime !
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Pour : - réclamer les numéros du Sicut Lilium qui vous manquent
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Vous adresser à… Fra Modestino
Couvent Saint François / 78, Passage de la Morcille / 69910 Villié-Morgon (France)
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