La vigne et l'homme, c'est une longue histoire - Capucins de Morgon

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La vigne et l'homme, c'est une longue histoire

Publié le 26/03/2026

N° 27 -  mai 2010

 

La vigne et l'homme, c'est une longue histoire.

 

Chers voisins et amis

 

       Au commencement, Dieu fit la lumière, le ciel et la terre. Puis Dieu dit : « Que la terre se couvre de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre des fruits contenant leur semence. » Dans cette belle description qui commence le livre de la Bible, on peut penser que c'est en ce troisième jour qu'est née la vigne. Mais, bien plus tard, en des temps moins reculés, au moment où les eaux du déluge laissaient renaître la terre, « Noé sortit (de l'arche) avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils. » L'auteur ne dit rien du travail de ce patriarche si ce n'est qu'il était « cultivateur, (et) commença de planter une vigne ». Lorsqu'elle donna son fruit, Noé recueillit les grappes et en fit une boisson. Il n'est point besoin de vous dire qu'elle fermenta et cette belle liqueur attrayante aux effets inconnus fut pour le patriarche l'occasion d'une expérience fâcheuse ! « Ayant bu du vin, il fut enivré », rapporte laconiquement le texte. Le pauvre Noé perdit le sens bien involontairement en abusant de ce produit de la vigne. Cette première dégustation fut renversante mais depuis, Noé se tint coi et l'expérience le fit devenir sage en modérant sa consommation de vin.

       En parcourant la Bible et en descendant les siècles depuis Noé, il n'est pas fait mention d'autres épisodes étonnants comme celui-ci. Ce n'est que bien des siècles plus tard, que le raisin resurgit. Les Hébreux, descendants du Patriarche Abraham, après leur sortie d'Egypte campaient dans le désert. Leur but était d'atteindre la fameuse « Terre Promise ». Mais avant de la conquérir, Moïse qui était chef et guide du peuple hébreu, envoya des hommes en reconnaissance et leur donna cet ordre : « Voyez ce qu'est le pays, ce qu'est le peuple qui l'habite. » Voici ce que dit l'auteur sacré de la suite des événements et ce que firent les éclaireurs. « Ils parvinrent au val d'Eshkol, ils coupèrent un sarment et une grappe de raisin qu'ils emportèrent à deux, sur une perche, ainsi que des grenades et des figues. » Comme on le constate, cette grappe ne devait pas être petite car pour la porter il fallut deux hommes. Ce devait être certainement une espèce qui développait de larges spécimens comme le dattier. Quoi qu'il en soit, nous ne savons pas ce qu'il advint des grumes, certainement nombreuses, mais on peut imaginer qu'elles furent le dessert d'un soir pour quelques privilégiés.

       Continuons notre pérégrination, et feuilletons encore les pages de la Bible... Le temps de la prospérité pour le peuple hébreu est arrivé. A leur tête, un roi, un grand roi, David. Les Hébreux sont enfin installés en cette terre promise. Pour célébrer le culte, le Roi David a composé de nombreux chants que l'on nomme psaumes. En l'un d'eux on lit (David s'adresse à Dieu) « tu abreuves les montagnes, la terre se rassasie du fruit de ton ciel ; tu fais croître l'herbe pour le bétail et les plantes à l'usage des humains, pour qu'ils tirent le pain de la terre et le vin qui réjouit le cœur de l'homme ». Voilà à nouveau le produit de la vigne qui est nommé. Mais cette fois, il s'agit du bon usage du vin et de ses bienfaits. Dieu le donne à l'homme pour son réconfort.

       D'un bond, sautons les siècles et venons à l'époque où tout le peuple d'Israël attend la venue du Messie. Le Christ ne s'est pas encore manifesté publiquement, seuls quelques hommes se sont attachés à Lui, les futurs apôtres. Or, il se trouva qu'un jour Jésus fut invité à des noces à Cana, petit village de Galilée. Qui ne se souvient de cet épisode où Jésus réalisa son premier miracle. Comme les noces duraient plusieurs jours, le vin, qui « est chez les juifs la boisson de la fête », vint à manquer... Jésus, par Sa Toute-Puissance divine, changea en vin Peau de six urnes de pierre servant aux ablutions. Si les convives en avaient été privés, les réjouissances auraient perdu de leur caractère. Le vin est plus qu'une boisson, il est le « symbole du festin, de la fête, de la joie ». Au-delà du symbole, il y a plus encore. Saint Jean écrit dans son évangile, lui qui fut témoin : « Tel fut le premier des miracles de Jésus. Il manifesta sa Gloire et ses disciples crurent en Lui. » Jésus-Christ montre pour la première fois publiquement qu'il n'est pas seulement un homme, mais Dieu fait homme, en agissant sur les choses ou les personnes en dehors des lois de la nature. Seul celui qui est le créateur et le gouverneur du monde peut agir ainsi. Et Dieu a choisi le vin pour la première manifestation de son Fils. On peut s'interroger sur ce que symbolise ce changement de l’eau en vin, mais cela est une autre histoire...

 

 

PETITE CHRONIQUE

 

Dimanche 21 mars : Dans l'après-midi, se déroule le pèlerinage pour messieurs et jeunes gens à Saint-Joseph, comme chaque année, à l'approche de sa fête. Cette année, il fut suivi du chemin de Croix solennel en réparation de tous les blasphèmes publics envers Notre-Seigneur, Notre-Dame et la Sainte Religion Catholique. Pour cette occasion, le groupe des pèlerins grossit et ce sont environ 150 personnes qui suivirent ce chemin de croix. Les frères commentèrent chacun à leur tour les stations rappelant les souffrances du Christ lors de sa Passion, encore offertes pour réparer tous les outrages faits à Dieu aujourd'hui.

Petit travail de mars. Vous connaissez peut-être le petit singe-capucin (voir le n° 17 « article capucin ») qui vit dans les pays chauds. Mais connaissez-vous le capucin-singe ? Un de nos frères qui est suisse et habitué à l'escalade en haute montagne n'a pas trouvé mieux que d'imiter cet habile animal. Pour dénicher les chenilles qui s'attaquent aux branches du cèdre de l'Himalaya se trouvant dans notre clôture, il a d'abord utilisé une échelle, comme tout un chacun, pour atteindre les branches contaminées. Mais comme il y avait deux nids au sommet, il entreprit l'ascension du cèdre à partir du bas, pieds nus pour une meilleure escalade, et est arrivé prestement au sommet... Opération réussie ! Plus de chenilles dans l'arbre.

 

14 avril : retour aux sources. Après avoir célébré la messe, le matin, dans une petite église et pique-niqué en pleine nature, la communauté se rend à Verjon (Ain) sur les lieux mêmes où le Père Eugène (notre fondateur) a commencé à former des jeunes gens à la vie capucine.Aimablement accueillis par les propriétaires, un de nos Pères conduit la visite et rappelle de nombreux souvenirs que les « jeunes » écoutent avidement. Après cette journée de récréation annuelle, tous regagnent le Couvent de Morgon.

 

 

Couvent Saint-François

Morgon

69910 Villié-Morgon

 

       Les personnes qui lisent ce numéro et qui désireraient les numéros précédents et les suivants peuvent nous le faire savoir et nous laisser leur adresse. Les Cloches Messagères expliquent nos activités et donnent des nouvelles du Couvent Saint-François. N'hésitez pas à vous « abonner », c'est gratuit ï

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