Edel Quin - Capucins de Morgon

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Edel Quin

Publié le 25/07/2026

N°28 - 2 août 2025

Chère Philothée,

 Que le Seigneur vous donne la paix !

       Si vous ne l'avez pas déjà lue, permettez-moi de vous recommander la lecture de la vie d'Edel Quinn, écrite par Monseigneur Léon-Joseph Suenens, et intitulée, Une héroïne de l'apostolat. Cette jeune femme irlandaise s'est dévouée pour les âmes jusqu'au sacrifice total de soi ; elle est décédée en Afrique à l'âge de trente-six ans, après plusieurs années d'activité dans la Légion de Marie. Sa vie est une belle illustration du bien que peut faire une chrétienne fervente, même dans le monde d'aujourd'hui. Pic XII l'affirmait sans hésitation : « Une jeune fille pleine de zèle peut faire un bien immense partout, en entraînant [les autres] par sa piété sympathique et contagieuse, en étant le bon levain qui montre toujours le chemin et empêche par sa seule présence les égarements, et en enseignant par son habillement et son comportement ce que sont la modestie et la pudeur, la véritable grâce et les bonnes mœurs » (9 avril 1956).

       Ainsi, dès son enfance, Edel rayonnait sur son entourage : « Son influence en classe et en récréation était non seulement saine, mais encore contagieuse pour le bien ». Ce rayonnement ne s'arrêta pas après sa scolarité. Un ami, qui la connut au travail, témoigne : « Comme tous les êtres d'une parfaite pureté, Edel répandait autour d'elle la belle vertu ». Et elle le faisait par la pratique d'une vraie modestie chrétienne. Les membres de la Légion de Marie qui la côtoyèrent au début de son engagement se rappellent : « Elle était attirante, toujours habillée dignement et finement jolie. C'était une jeune fille très silencieuse et réservée. Le rayonnement spirituel de ses yeux était si brillant qu 'on eut dit des flots de lumière émanant d'une source cachée ». Et quelqu'un ajoute : « Son humilité se manifestait surtout par le désir de rester inaperçue ».

       Mais cette modestie n'avait rien de tristounette, bien au contraire. Une personne qui la fréquentait de près le dit clairement ; « Elle était toujours souriante ; et le sourire d'Edel, c'était quelque chose ! Oui, quelque chose de clair et de franc, qui répandait la lumière ». Ce fut là son arme apostolique, comme le raconte un témoin de son action en Afrique : « Son amabilité alliée à une grande simplicité, et par-dessus tout sa gaieté, conquirent tous les cœurs ». Moins elle pensait à elle, plus elle rayonnait : « C'était la personne la plus oublieuse d'elle-même que j'aie jamais rencontrée ; c'est bien simple : elle ne pensait jamais à elle-même ». Un missionnaire ajoute : « C'était une âme d'une simplicité étonnante ». Et une religieuse qui s'occupa d'elle pendant un séjour qu'elle fit à l'hôpital ne tarit pas d'éloges à son sujet : « Son charme paisible la rendait chère à tous. Par ses plaisanteries, elle mettait du soleil dans notre tâche, parfois difficile. Longtemps après son départ, les petits enfants demandaient encore : Quand reviendra-t-elle ?... Elle avait, pour gagner les gens, un merveilleux pouvoir ». Quelques instants après sa mort, un témoin constate que « l'expression de sa physionomie était céleste ».

       Chère Philothée, cette petite Irlandaise à l'âme de feu fut comme la personnification de cette modestie que nous vous prêchons et que nous voudrions voir pratiquée par toutes les filles de l'Eglise. Le monde aurait vite fait de redevenir chrétien si toutes les chrétiennes portaient en elles ce flambeau rayonnant, que l'amour propre et le respect humain leur font trop souvent cacher sous le boisseau. Qui dira la puissance conquérante d'une âme pure, humble et joyeuse ? Ce sont bien là les caractères de la vraie modestie chrétienne. Rien n'a plus de charme, rien n'est plus beau. Que l'exemple d'Edel Quinn vous enthousiasme pour cet idéal !


Avec ma bénédiction.                                                      « Je veux voir Marie ! »                                                       Fra Modestino

PS : Son biographe ne laisse nullement supposer que la modestie de notre héroïne se faisait plus légère en Afrique...imitez-la donc en supportant courageusement la chaleur de l'été (pour les âmes) !

NB : Le but de cette feuille n'est pas de rappeler le minimum de décence que l'Église exige de ses filles (jupe recouvrant les genoux cl voile dans les lieux de culte), mais bien plutôt d'engager toutes les chrétiennes de bonne volonté (Philothée) à pratiquer el à promouvoir, avec constance et de loul leur pouvoir, une parfaite modestie, seule capable de metlrc en échec les forces de corruption du monde moderne el de ramener partout un authentique esprit chrétien... (Concrètement : jupe au moins à mi-mollet, ni fendue, ni transparente).

       Une vraie cl profonde vie intérieure (oraison, chapelet, lecture spirituelle, etc...), par laquelle l'âme s'unit plus étroitement à Notre-Seigneur, rend la pratique de cette parfaite modestie comme naturelle : tout devient facile quand on aime !

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